
Une intoxication alimentaire survient souvent sans prévenir. Un aliment mal conservé, une bactérie invisible, une cuisson insuffisante… et quelques heures plus tard, les symptômes apparaissent. Dans la majorité des cas, l’épisode est bénin, mais encore faut-il adopter les bons réflexes pour éviter que la situation ne s’aggrave.
Que faire quand les premiers signes se manifestent ? Faut-il manger ou au contraire s’abstenir ? Quels aliments privilégier pour aider le corps à récupérer ? Voici l’essentiel à savoir.
Intoxication alimentaire : de quoi parle-t-on exactement ?
L’intoxication alimentaire correspond à l’ingestion d’un aliment contaminé par des bactéries, des virus ou des toxines. Elle peut se manifester rapidement, parfois quelques heures après le repas, ou plus tardivement, jusqu’à deux jours après.
Les symptômes les plus courants incluent :
- Nausées et vomissements
- Diarrhées
- Douleurs abdominales
- Grande fatigue
- Fièvre (parfois)
Les jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées et immunodéprimé sont plus vulnérables aux complications.
Le point clé : éviter la déshydratation
Lors d’une intoxication alimentaire, le corps perd beaucoup d’eau et de sels minéraux. C’est ce phénomène qui explique la sensation de faiblesse, les maux de tête ou les vertiges.
La priorité absolue est donc de boire, même si l’appétit est absent. Il est conseillé de s’hydrater régulièrement, en petites quantités, tout au long de la journée.
L’eau reste la meilleure option, mais les bouillons légèrement salés sont particulièrement intéressants. En cas de vomissements, il vaut mieux fractionner : quelques gorgées toutes les cinq à dix minutes plutôt que de grandes quantités d’un coup. Chez les personnes fragiles, une solution de réhydratation orale peut être utile.
Faut-il manger pendant une intoxication alimentaire ?
Contrairement à une idée reçue, il n’est pas nécessaire de rester totalement à jeun. En revanche, il est inutile de se forcer à manger lorsque les nausées sont importantes.
Dès que les vomissements diminuent et que l’hydratation est possible, il est recommandé de reprendre une alimentation progressive. L’objectif n’est pas de “reprendre des forces” immédiatement, mais de relancer doucement le système digestif.
Quels aliments privilégier pour soulager l’intestin ?
Après une intoxication alimentaire, certains aliments sont mieux tolérés que d’autres. Ils ont en commun d’être faciles à digérer et peu irritants pour la muqueuse intestinale.
On recommande généralement :
- le riz blanc,
- les pâtes ou la semoule bien cuites,
- les pommes de terre vapeur ou en purée,
- les carottes cuites,
- la compote de pommes,
- la banane bien mûre,
- le pain grillé ou les biscottes.
Dans un second temps, lorsque l’état s’améliore, il est possible de réintroduire des protéines maigres comme les œufs bien cuits, la volaille sans sauce ou le poisson blanc.
Il est préférable de manger en petites quantités, plusieurs fois dans la journée, plutôt que de faire un repas copieux.
Les aliments à éviter temporairement
Pendant les premières 48 à 72 heures, certains aliments peuvent ralentir la récupération ou aggraver les symptômes. Il est conseillé d’éviter :
- Les plats gras
- Les fritures
- Les produits laitiers
- Les crudités
- Les aliments épicés
- L’alcool
- Le café et les boissons excitantes
Combien de temps dure une intoxication alimentaire ?
Dans la majorité des cas, les symptômes s’atténuent en un à deux jours et disparaissent complètement en trois jours environ. Une fatigue résiduelle peut persister quelques jours supplémentaires, sans que cela soit inquiétant.
En revanche, si les troubles digestifs durent plus de trois jours ou s’aggravent, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
Quand faut-il consulter un médecin ?
Certains signes doivent alerter et justifient un avis médical rapide :
- impossibilité de boire ou vomissements persistants,
- signes de déshydratation (urines rares, bouche sèche, vertiges),
- fièvre élevée ou prolongée,
- présence de sang dans les selles,
- douleurs abdominales intenses.
Une vigilance particulière est nécessaire chez les nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Intoxication alimentaire et rappels de produits
Dans certains cas, l’intoxication alimentaire est liée à un produit contaminé mis sur le marché : viande, fromage, poisson, plats préparés… Ces situations font l’objet de rappels officiels, mais l’information n’atteint pas toujours les consommateurs à temps.
C’est pour répondre à ce problème que l’application de rappel produits NetAlerts existe : l’app permet de suivre les rappels de produits alimentaires et d’être alerté lorsqu’un produit à risque concerne sa région ou ses habitudes de consommation.